Avis officiel du 21 août 2026
L’Ecole secondaire plutôt bien installée
Travaux au collège : les conteneurs sont nettement plus confortables qu’on ne l’imaginait
La rentrés scolaire était évidemment particulière pour le syndicat CoViCou, qui doit s’adapter à l’indisponibilité du collège de Courtelary durant les deux prochaines années.
Mardi matin, on avait pourtant le sentiment que les 110 élèves de l’école secondaire avaient déjà pris leurs marques, dans les conteneurs qui les abriteront, avec leur quinzaine d’enseignants, jusqu’en juillet 2028.
Locaux provisoires
On rappellera en préambule que si l’intégralité des élèves secondaires est logée à l’Est du collège en travaux, les classes primaires que le bâtiment accueillait ont trouvé des locaux, confortables aussi, ailleurs dans les trois villages du syndicat.
Ainsi les écoliers de 3-4 H suivent leur enseignement en la salle communale de Courtelary, tandis que des salles du collège de Villeret ont été mises à la disposition des 5 H et des 6 H.
Les leçons d’ACT (activités créatrices sur textile) sont pour leur part dispensées dans le collège de Cormoret.
Anticipation payante
Retour dans les conteneurs de Courtelary, où Caroline Vuillaume, vice-directrice du syndicat, exprime sa satisfaction face au confort offert. En soulignant que les enseignants avaient bien anticipé matériellement ces deux années particulières, puisqu’ils ont récupéré notamment bon nombre d’armoires du collège qui leur permettent de ranger le matériel scolaire, elle souligne que les conteneurs sont plus confortables que prévu.
Les élèves y jouissent de suffisamment de place en classe et ils y bénéficient à la fois d’une excellente luminosité et d’une température tout à fait agréable.
« Durant les vacances, même en pire période caniculaire, nous trouvions ici une atmosphère véritablement fraîche, propice au travail », affirme l’enseignante.
Sonorisation délicate
En revanche, précise Caroline Vuillaume, l’insonorisation n’est évidemment pas celle d’un bâtiment en pierre. Malgré les plaques ad hoc et autres aménagements réalisés sur les conteneurs, on y entend facilement ce qui se passe dans le bloc contigu ou les couloirs.
Il s’agira de s’y adapter, par exemple en prévoyant des activités plutôt silencieuses lorsque la classe voisine est concentrée sur un travail écrit et vice-versa.
La salle des maîtres demandera également un petit temps d’adaptation, pour s’habituer à la circulation du bruit dans un volume restreint.
Autre petit inconvénient : les couloirs sont étroits et ne permettront plus de laisser les 110 élèves secondaires y exercer un peu de mouvement durant les « petites récrés », à savoir ces pauses de cinq minutes qui séparent deux leçons.
Là aussi, des solutions seront trouvées au fil de l’année.
Une seule « intersalle »
Pour prendre l’air durant la longue pause de mi-matinée, les élèves n’ont plus que la place anciennement rouge, donc la place de sport en dur sise au sud-est du préau. Ce qui suffira, puisqu’il s’agit uniquement d’adolescents, les écoliers primaires étant installés ailleurs.
Quant aux sanitaires (4 cabines), ils sont tous au même endroit, ce qui a décidé le corps directorial et enseignant à privilégier leur utilisation durant les leçons, afin d’éviter une longue file d’attente pendant les récréations.
Caroline Vuiullaume signale enfin que les « intersalles », à savoir ces lieux équipés qui permettent de dédoubler les groupes, font un peu défaut aussi ; les locaux provisoires n’en proposent qu’une seule, pour cinq classes.
Elèves à l’aise
Ces petits inconvénients n’empêchent surtout pas la vice-directrice de le souligner : les élèves sont aussi bien installés qu’auparavant et leur cursus ne souffrira donc pas du tout de cette situation provisoire.
En tous les cas mardi matin, dans la classe d’API (approfondissement et prolongement individuels), les écoliers concernés étaient à l’évidence parfaitement à l’aise déjà.
Rappelons que les leçons API permettent de travailler une branche, mais également de préparer son choix professionnel. | CM
