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Avis officiels du 30 octobre 2026

Les rues communales à 30 km/h dès le printemps prochain
La signalisation et les marquages ad hoc seront installés dès les premiers beaux jours

Trouvant sa source dans l’Atelier-Village du 29 avril 2023, la limitation générale de vitesse sur les rues communales entrera en vigueur au printemps 2027. La décision prise par les autorités municipales, et publiée le 18 septembre dernier dans la « Feuille officielle du district », n’a en effet suscité aucune opposition ni remarque.

La genèse
Rappel : dans l’optique de la révision du Plan d’aménagement local (PAL), la Municipalité avait mandaté le bureau spécialisé EspaceSuisse, pour la mise sur pied d’un Atelier-Village. Cette rencontre avait accueilli toutes/tous les habitant/es intéressé/es à l’avenir de notre localité et elle avait généré plusieurs groupes de travail citoyens qui ont poursuivi la réflexion entamée le 29 avril.
Parmi les propositions émanant de ces réflexions citoyennes, la limitation générale de vitesse a convaincu l’Exécutif local, après avoir séduit son groupe de travail interne (Philippe Cattin, urbanisme ; Hubert Droz, secours ; Gloria Locatelli, environnement ; Céline Wüthrich, secrétaire municipale), créé pour travailler en parallèle sur la révision du PAL, le plan d’aménagement des eaux de la Suze et le concept local de mobilité.
Appartenant au groupe citoyen analysant cette thématique, Gloria Locatelli a pris la responsabilité du dossier 30 km/h.

La preuve par le radar
C’est au bureau d’ingénieurs RWB SA, spécialisé dans les interactions entre l’humain et son environnement, qu’une étude globale a été confiée, laquelle s’est basée essentiellement sur les attentes exprimées par les habitants, les résultats pluriannuels du radar pédagogique, les propositions d’EspaceSuisse, la géographie communale et tous les éléments mis en avant par le groupe citoyen.
Les enregistrements effectués avec le radar pédagogique ont démontré que si la très grande majorité des conducteurs roulent déjà à une vitesse clairement inférieure à 50 km/h, les pires excès ascendent à 70 km/h et sont donc source de grand danger pour les utilisateurs les plus fragiles de nos rues sans trottoir.

Des rues non adaptées
L’analyse de RWB aboutit effectivement à une conviction ferme : pour des questions de visibilité, donc de sécurité des piétons et des deux-roues, ainsi que pour son impact en termes de bruit, et donc pour garantir une  bonne qualité de vie, les rues de notre village ne se prêtent pas à un trafic supérieur à 30 km/h.
La plupart des conducteur/trices en sont visiblement conscients et la limitation légale de vitesse ne fera donc que rendre officielle une pratique déjà courante.
Convaincu par ces arguments, le Conseil municipal a estimé nécessaire d’agir rapidement. Si aucun accident grave n’est fort heureusement pas encore survenu, il ne faut pas perdre de vue que le trafic automobile a augmenté énormément et continue de la faire, que nos rues sont privées de trottoirs et que la multiplication des véhicules électriques, très silencieux, élève le risque d’inattention par les piétons et en particulier les enfants.

Quoi ne dit mot consent
Sur la base du concept dessiné par RWB, les autorités ont demandé deux offres de réalisation et ont choisi celle de Signal AG, la moins onéreuse.
Le Conseil municipal a ensuite obtenu l’aval de l’OPC (Ponts et chaussées), puis publié sa décision.
Celle-ci n’a suscité aucune opposition dans le délai qui courait jusqu’au 18 octobre dernier. De surcroît, les deux soirées d’informations n’ont pas attiré un/e seul/e habitant/e.
Le projet est donc validé.
Côté finances, on précisera qu’au total des marquages au sol, des panneaux (une trentaine) et des frais de procédure, le projet est devisé à quelque 40’000 francs. Un investissement durable, car garanti pour de nombreuses années.
Concrètement, chaque entrée sur une rue communale, depuis la forêt, les champs ou la route cantonale, doit être signalée clairement ; il en va de même pour chaque sortie de la zone 30 km/h.

La suite
Sur conseil de l’entreprise mandatée, les marquages et la pose de signaux seront réalisés au printemps prochain. Dès la première période clémente, ces travaux seront donc effectués et la zone 30 km/h entrera immédiatement en vigueur.
Le radar pédagogique sera utilisé de manière incitative et en tant que rappel de la mesure.
« Un projet simple, mais à l’impact important et durable sur notre qualité de vie », conclut Gloria Locatelli. | CM

Une mode ? Pas du tout
La conseillère municipale Gloria Locatelli en est convaincue et l’argumente : la limitation à 30 km/h n’est pas un effet de mode, mais une évolution normale induite par une série d’éléments concrets, dont en particulier l’augmentation considérable du trafic ces dernières années et la proportion croissante de véhicules volumineux et puissants.
« De surcroît, tout piéton et tout cycliste le constate : les moteurs électriques nous surprennent souvent par leur arrivée quasi silencieuse. « 
En conséquence, le danger s’est élevé sur nos rues, tout spécialement pour les enfants et les aînés.
« Or les tests et les expériences concrètes le prouvent clairement : entre 50 et 30 km/h, le risque de blessures graves diminue sensiblement, en cas de collision entre un piéton et un véhicule. De plus, le temps de freinage baisse lui aussi nettement », souligne la conseillère municipale.
Non sans ajouter que les expériences faites révèlent une meilleurs harmonie du trafic, à 30 km/h, cette vitesse évite en effet la plupart des à-coups et freinages inhérents aux rues villageoises. | CM