AVIS COMMUNAUX

Le budget 2026 de la commune de Courtelary, qui sera soumis à l’Assemblée municipale le 8 décembre, prévoit une perte d’exercice tout à fait gérable
La prudence est de mise : le budget 2026 tient compte de l’instabilité mondiale
Le Législatif statuera le 8 décembre sur ce document relatif à un exercice comptable qui devrait boucler sur un excédent négatif parfaitement gérable, en particulier grâce à notre excellent tissu fiscal
Le budget 2026 de la commune prévoit un excédent de charges de 160’000 francs au compte de résultats, soit très comparable à la perte de 149’000 francs inscrite au budget 2025.
Avec une fortune actuelle de 3,8 millions de francs, il n’y aucune inquiétude à nourrir pour éponger ce résultat négatif, d’ailleurs minime si l’on considère le roulement total de 9,13 millions de francs.
Un tissu fiscal appréciable
Pour établir ce budget, la Municipalité a fait preuve de prudence. Elle ne s’est surtout pas basée sur les rentrées fiscales enregistrées aux comptes 2024, particulièrement importantes au registre des personnes morales (1,6 million de francs) ; après avoir inscrit à ce poste 0,9 million au budget 2025, elle a encore très légèrement abaissé les prévisions 2026 (0,85 million).
Pour les impôts sur le revenu des personnes physiques, on s’en tient au montant encaissé en 2024, soit 3,3 millions de francs.
Une prudence que l’administrateur des finances explique : « Les menaces du président américain auront inévitablement un impact sur les rentrées fiscales générées par les entreprises ; elles impacteront peut-être même l’emploi, sans compter que les ménages subiront de nouvelles hausses de charges, en particulier dans le domaine des assurances et de l’énergie. Soyons donc raisonnables, mais sans pour autant peindre le diable sur la muraille… »
Et Vincent Fleury de souligner qu’indépendamment de l’évolution mondiale, les perspectives à moyen terme sont plutôt bonnes pour Courtelary, grâce à son tissu fiscal avantageux : « L’impôt sur les personnes morales, volatile par essence, ne représente qu’un petit quart de nos rentrées fiscales. »
Entre crèche et formation…
Sans vouloir entrer dans tous les détails des variations entre les budgets 2025 et 2026, arrêtons-nous à la hausse sensible de charges (128’300 francs) prévue au titre de la formation.
Cette augmentation est due pour l’essentiel à la croissance des coûts des mesures de pédagogie spécialisée ordinaire (OMO), ainsi qu’à la hausse des frais d’énergie due au déménagement de classes pour la durée du chantier de réfection du collège. Dans ce dernier domaine, il convient pourtant de souligner avec Vincent Fleury qu’il ne s’agit pas d’une augmentation pure, mais avant tout d’une mesure de reclassement, étant entendu qu’en parallèle, les coûts d’énergie vont diminuer au collège qui sera vide.
Dans le sens inverse, on relèvera que l’excédent de dépenses lié à la crèche a encore diminué : 69’500 francs au budget 2026, contre 79’650 au budget 2025 et 156’100 aux comptes 2024.
La masse salariale actuelle de cette institution est indispensable, mais la Municipalité a ouvert une réflexion quant à la possibilité de diminuer les coûts de conciergerie, éventuellement en internalisant cette tâche.
Vincent Fleury précise qu’environ 70 % de la perte induite par la crèche sont liés à des facteurs totalement indépendants de sa gestion.
En rappelant que le canton ne rétrocède aux communes que les 80 % des bons de garde, lui qui a décidé d’augmenter dès août 2026, de 160’000 à 170’000 francs, le salaire déterminant pour l’obtention d’un soutien.
Rappelons-le : les autorités recommandent unanimement à l’Assemblée d’approuver le budget 2026 tel qu’il lui sera présenté et soumis le 8 décembre. | CM
Encadré DANS ce texte svpl
Les détails sur internet
Trois documents détaillés, concernant ce budget 2026, sont consultables en tout temps et par tout un chacun sur le site internet de la commune (www.courtelary.ch), page d’accueil, fenêtre « Assemblée municipale du 8 décembre 2025 ») ), à savoir : le rapport préliminaire in extenso, le compte de résultat par fonction et le compte d’investissement par fonction.
Une version papier de ces documents peut également être consultée auprès de l’administration municipale, durant les heures habituelles d’ouverture. | CM

Parmi les investissements inscrits à ce budget 2026 figure notamment un montant pour la poursuite des travaux de rénovation de nos précieuses fontaines
Des investissements très raisonnables
Les investissements inscrits à ce budget atteignent un total de 245’000 francs et sont donc très raisonnables.
Pour rappel, le budget 2025 prévoyait 390’000 francs d’investissements, et les comptes 2024 pas moins de 637’000 francs, qui comprenaient le poste très important du mandat d’architecte pour le grand chantier du collège.
En ce qui concerne justement le collège, rien n’a été inscrit pour 2026, puisqu’aucune tâche y relative ne sera achevée durant l’année à venir.
Réaménagement… ou pas
Un premier poste, de 45’000 francs, est prévu pour le réaménagement de l’administration communale. Ce chantier, dont nous avions déjà parlé dans ces colonnes, a été retardé en raison des nombreux changements intervenus au sein du personnel.
« Les nouvelles employées ayant pu s’imprégner des lieux, nous étudierons la question avec elles et ne procèderont qu’aux travaux jugés nécessaires. Tout ce qui ne sera pas réalisé l’an prochain ne le sera plus », précise Vincent Fleury.
25’000 francs sont prévus pour l’achat du matériel (panneaux, peinture au sol, etc.) nécessaire à la mise en pratique du projet communal de mobilité, s’il se réalise.
Coup de balai
Le plus ancien véhicule de la voirie, sa balayeuse, arrive en fin de vie. Une somme de 60’000 francs est budgétée pour son remplacement. « Nous allons mener une réflexion approfondie sur le sujet, en étudiant toutes les possibilités : véhicule d’occasion, sous-traitance de cette tâche, achat groupé avec une ou des communes voisines », souligne l’administrateur des finances.
L’assainissement des fontaines, lancé cette année par l’entreprise spécialisée mandatée, va se poursuivre en 2026 ; 50’000 francs sont inscrits pour cela, sur le crédit d’engagement de 180’000 francs approuvé fin 2024 par le Législatif.
Trop tard
Les devis d’entreprises étant parvenus après l’établissement du budget, un montant de 45’000 francs seulement a été prévu pour l’assainissement des conduites et de la chaussée à la rue des Ramées, alors même qu’un crédit d’engagement de 85’000 francs sera soumis à l’Assemblée le 8 décembre également (voir les Avis communaux parus dans l’édition du 14 novembre). « Nous avons été contraints de revoir le devis à la hausse. Il faut cependant souligner que cette dépense étant soumise à un amortissement sur 80 ans, son impact sur les finances ne dépassera pas 500 francs par année. »
Pour dernier poste, on trouve une somme de 20’000 francs prévue pour les honoraires liés à la révision du plan de zone. La commission ad hoc est en plein travail ; elle élabore le cahier des charges pour le bureau d’urbanisme.
Cette révision sera achevée avant la fin de la décennie. | CM
Une vigilance de chaque instant
Pour l’établissement du budget comme pour la gestion courante du porte-monnaie communal, les autorités et l’administration ont pris la saine habitude d’exercer une vigilance constante sur chaque position.
En ce qui concerne les prévisions annuelles, la démarche est précise : chaque conseiller(ère) municipal établit le budget de son dicastère, tous les documents ainsi établis étant ensuite revus attentivement par la commission du budget. Cet organe réunit le maire, trois conseillers, ainsi que l’administrateur des finances et il apporte aux documents soumis les éventuelles adaptations possibles et/ou nécessaires ; cette année, la commission a achevé son travail le 29 septembre. Le projet final a été ensuite soumis au Conseil municipal, dont l’approbation unanime, avec recommandation à l’Assemblée, date du 14 octobre dernier.
Le plus tard possible
Quant à la gestion, rien n’est laissé au hasard non plus. Un exemple : pour la rénovation du collège, dont le poids des premiers emprunts explique en bonne partie la très légère augmentation de perte entre les budgets 2025 et 2026, l’administration des finances suit l’évolution financière globale de très près. « Nous cherchons toujours à emprunter le plus tard possible, bien entendu ; mais il va de soit que nous allons tout de même veiller à profiter des taux hypothécaires les plus bas, en suivant attentivement les prévisions fiables dans ce domaine », précise Vincent Fleury. | CM
Des pertes contrôlées
Les rubriques autofinancées, à savoir le traitement des eaux usées et l’élimination des déchets, présentent pour l’an prochain des perte parfaitement contrôlées.
Celle-ci se monte à 9500 francs pour le Financement spécial de la gestion des déchets, dont la fortune, de 58’8000 francs actuellement, permet de voir venir sans inquiétude.
Dans ce domaine, on précisera que deux projets importants sont en cours, à savoir celui de déchetterie intercommunale à Saint-Imier et celui d’un sac unique de La Ferrière à Sonceboz-Sombeval. Deux projets sur lesquels la population sera informée au fur et à mesure de leurs avancements.
Quant à l’assainissement des eaux usées, un excédent de dépense de 22’300 francs est budgété, qui ne fera que peu diminuer la très grosse fortune du FS ad hoc, laquelle atteint presque un demi-million de francs. | CM