Présentation des comptes

Présentation des comptes

Des comptes à l’équilibre, après un léger amortissement supplémentaire !

Les prévisions fiscales, une science très inexacte qui nous vaut cette année une très belle surprise comptable, due aussi au respect hyper vigilant du budget

Cela ne fait aucun doute, le maire aura le sourire, à l’heure de soumettre les comptes municipaux à l’approbation de l’assemblée municipale, le lundi 20 juin prochain.
C’est le cas de Vincent Fleury, administrateur des finances, qui se réjouit d’annoncer l’équilibre parfait de cet exercice financier, après même un amortissement supplémentaire de 96 000 francs.

Belle surprise
Etabli au moment où l’on craignait des effets graves de la crise sanitaire, encore accentués par l’impact de la RFFA, le budget tablait sur un excédent de charges de l’ordre de 270 000 francs. Or les incidences craintes ne se sont pas produites, du moins pas avec l’ampleur annoncée de toutes part, ce qui vaut au compte général une amélioration totale de quelque 366 000 francs. Une fois réalisé un amortissement supplémentaire de 96 000 francs, il retrouve donc son équilibre.
On le vérifie une fois de plus, une belle surprise à la clé, la science des prévisions fiscales n’a rien d’exacte, qui délivre son verdict au bouclement et pas avant.

Les personnes morales très peu impactées
Les rentrées fiscales effectives expliquent en effet une bonne partie de l’amélioration, avec un total de recettes supérieur de 120 000 francs à celui qui avait été budgété.
« Certes, les impôts sur le revenu des personnes physiques ont diminué entre 2020 (3,224 million) et 2021 (2,957 millions), se révélant même inférieurs de quelque 387 000 francs à notre budget, souligne Vincent Fleury. Et il faut sans doute y voir l’effet de la crise sanitaire, avec notamment du chômage partiel qui a frappé certains de nos contribuables. » L’administrateur des finances ne manque pas d’ajouter que la commune a la chance de pouvoir s’appuyer sur un bon tissu de contribuables.
Au registre des personnes morales, les recettes ont par contre augmenté sensiblement par rapport au budget (+ 370 000 francs, soit un total d’environ 589 000 francs, inférieur aux 679 000 francs des comptes 2020), qui prévoyait logiquement un effet important de la crise sanitaire.
Il reste que des revenus fiscaux encore plus imprévisibles ont permis de renverser la vapeur : partage d’impôt sur le bénéfice des personnes morales (70 000), impôt sur les gains immobiliers (55 000), taxations spéciales (23 000).

Améliorations cumulées
Le bon résultat annuel s’appuie aussi sur diverses petites améliorations cumulées, générées par le respect strict du budget qu’appliquent l’Exécutif aussi bien que l’administration. Les charges sont ici comparées à celles qui figuraient au budget.
Au chapitre de l’administration, on note des charges totales inférieures de 124 000 francs, baisse induite notamment par une légère diminution des jetons de présence, des frais de votations/élections et des crédits votés par l’Exécutif ; relevons que dans ce groupe, les services généraux révèlent une « économie », de 94 000 francs, réalisée sur les dépenses de mobilier, d’appareil, l’entretien et les nettoyages notamment.
On ressent ici la disparition des achats et travaux multiples liés au Covid, ainsi que le passage sur 25 ans de l’amortissement de la nouvelle porte.

Basculement sur une autre année
Au chapitre Ordre et sécurité publique, les dépenses sont inférieures de 55 000 francs, en raison essentiellement du montant budgété pour le récupérateur à balles du stand, lequel a finalement été versé en 2020.
Basculement également, mais dans l’autre sens, pour les dernières analyses effectuées sur le collège, lesquelles ont été planifiées en 2021 mais réalisées et facturées cette année.
Dans le domaine de la formation justement, on relève une différence de charges de l’ordre de 58 000 francs, générée en grande partie par la diminution de nos contributions au syndicat scolaire intercommunal, calculée à la fois sur le nombre d’élèves, qui a diminué chez nous, et la population résidente.

Des améliorations appréciées
L’augmentation de charges constatée au titre de la culture, des sports et des loisirs, trouve sa source dans plusieurs améliorations réalisées au bénéfice de tous : nouveaux luminaires sur les installations de sport autour du collège, entretien des jardins publics, plantation du nouveau sapin de Noël, aménagement d’une place publique devant l’EMS Hébron en particulier.
En feuilletant les comptes, on constate par ailleurs quelques variations liées à l’expertise ordonnée d’un véhicule municipal, à la participation de la Municipalité aux bons CIDE, à l’entretien d’une route ou à celui du cimetière, tâche dans laquelle le personnel communal doit remplacer les requérants d’asile qui n’ont plus pu intervenir depuis la crise sanitaire ; dans ce domaine, le Conseil municipal, est d’ailleurs à la recherche d’une solution moins couteuses.
Dans le sens contraire, on se réjouira de la contribution supérieure versée généreusement par la Clientis CEC.

On y travaille…
Signalons enfin une augmentation des charges prévues au chapitre de la sécurité sociale, hausse chiffrée à quelque 103 000 francs, alors même que la rubrique AVS enregistre une diminution de 18 000 francs et celle de l’aide sociale et asile un recul de charges de 89 000 francs ; cette augmentation globale est induite par les coûts de la crèche essentiellement. Cette institution a vu ses effectifs d’enfants diminuer drastiquement depuis la crise sanitaire et ainsi qu’il l’a déjà clairement annoncé, le Conseil municipal travaille actuellement à des mesures de réduction des coûts y relatifs.
On fera encore remarquer, en termes de péréquation financière, que Courtelary a touché l’an dernier plus que prévu au titre de sa situation géo topographique, mais un peu moins au titre de la réduction des disparités en matière de prestations compensatoires. Des calculs savants définissent ces montants de péréquation très difficilement prévisible pour une localité de notre taille.

Un demi-million d’investissements
Précisons enfin que la commune a consenti l’an dernier pour 582 000 francs d’investissements, dont les plus importants ont permis de remplacer la porte de l’administration municipale tout en automatisant celles du Centre communal, de rénover l’école enfantine et, surtout, de procéder à la réfection de la rue du Tombet. | cm

Les financements spéciaux se portent bien

Depuis que l’alimentation en eau potable est gérée par la Syndicat intercommunal ad hoc, la Commune ne chapeaute plus que l’assainissement des eaux. Or dans ce domaine des eaux usées, on a enregistré un minime excédent de charges (3525 francs), qui n’entame nullement la bonne santé du Financement spécial ad hoc, alimenté aujourd’hui de 449 000 francs. De quoi faire face à l’entretien et aux réparations urgents.
Dans le domaine des déchets, la commune enregistre un très léger excédent de charges (1400 francs, qui s’explique notamment par l’organisation très appréciée d’une collecte intercommunale des déchets spéciaux), avec un FS contenant 43 000 francs.
Avec au programme l’installation de conteneurs semi-enterrés tout prochainement, ainsi que l’évolution récente enregistrée dans certaines filières de recyclage (le coût/rapport des conteneurs à carton n’a cessé de varier sensiblement depuis leur installation), les autorités vont étudier attentivement les mouvements des coûts détaillés et globaux dans ce domaine, avant de penser à adapter si nécessaire les prix, règlements et autres taxes. | cm

Avec sérénité et vigilance

Avec une fortune propre de 3,221 millions de francs, au lendemain d’un exercice qui suscite le soulagement de l’administrateur des finances et des autorités, la Commune de Courtelary peut envisager sereinement son avenir immédiat. Un avenir dont on rappellera qu’il affiche d’ores et déjà deux échéances aux grands impacts, financiers autant que sécuritaires. On pense bien évidemment à la rénovation prochaine du collège, dont on pressent que les ingénieurs spécialisés vont rapidement ordonner une remise aux normes dans tous les domaines qui touchent à la sécurité des enfants.
On pense également aux ponts sur la Suze, dont la sécurité n’est pas forcément assurée à plus ou moins long terme.
Il reste que Vincent Fleury est clair : « La Commune a de quoi réaliser les prochains investissements indispensables et nécessaires, mais en évitant les pièges du luxe inutile. Il s’agit de maintenir son patrimoine et sa qualité de vie, tout en gardant une situation assez saine pour appréhender les deux gros investissements susmentionnés. »  | cm




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