Durant la nuit du 2 au 3 décembre dernier, notamment, de forts vents provoquent la chute de nombreuses tuiles du toit du collège et de son clocher en particulier. En voulant le remettre en état, il apparaît aux artisans consultés que le problème est plus grave qu’il n’y paraît de prime abord. En effet, une partie de la charpente et du lattage dudit clocher ont souffert des intempéries et il semble pencher. Sitôt les dégâts constatés, le Conseil municipal s’est assuré les services d’un ingénieur spécialisé en la matière qui lui a fourni un rapport détaillé, somme toute rassurant quant à l’inclinaison supposée du clocher mais qui indique toutefois que les mesures prises en décembre en vue de sécuriser la zone à risques étaient tout à fait correctes et justifiées. Les dommages constatés se situent surtout au niveau des supports servant de fixation des tuiles. Par contre, le montant estimé pour sa remise en état est évalué à quelque 250'000.- francs, sans tenir compte d’une mauvaise surprise toujours possible. Décision est alors prise de confier le dossier à Bruno Cattoni, Tramelan, un architecte rompu à ce genre de problème pour avoir été responsable de la remise en état du clocher des écoles de Tramelan et de Reconvilier, lequel est en outre chargé de travailler en étroite collaboration avec Martin Geiser, Mont-Soleil, du bureau d’ingénieur et de conseil pour la construction en bois. Au plan communal, financièrement parlant, cette restauration ne saurait être considérée au titre de « charges liées », c’est-à-dire indispensable au bon fonctionnement de la commune, ce qui signifie en clair que le crédit sollicité devra obligatoirement être soumis à l’approbation de l’assemblée municipale du 11 juin prochain, sur la base des soumissions rentrées. Cette première étape franchie, soit ce crédit accepté, espérons-le, l’Assurance immobilière du Canton de Berne (AIB) déterminera sa participation sur la base d’analyses qu’elle effectuera une fois le clocher débarrassé de ses tuiles, tout comme le Service des monuments historiques du canton de Berne appelé, lui également, à subventionner une partie des travaux de réfection. D’autres donateurs potentiels seront également sollicités sur la base d’un dossier que le Conseil municipal établira à cet effet. La planification des travaux envisagés est soumise à des impératifs en matière de sécurité, raison pour laquelle ils ne pourront être entrepris qu’au début des vacances scolaires d’été, soit le 7 juillet prochain, au lendemain des festivités du Centenaire du collège. Classé monument digne de protection, le bâtiment ne saurait être amputé de son clocher, comme d’aucuns le suggèrent. Mieux encore, sa remise en état doit répondre à des critères fixés par le Service des monuments historiques en vue de respecter au mieux son caractère originel. A ces contraintes s’ajoute encore l’exigence de l’AIB d’installer un paratonnerre sur l’ensemble du collège, une réalisation qu’il paraît opportun de mener conjointement avec la remise en état du clocher quand bien même un délai de 4 ans est imparti. Le Conseil municipal est conscient que les entraves liées aux mesures de sécurité qui lui ont été imposées ont provoqué de multiples désagréments aux usagers du collège, enseignants, élèves ou sociétés locales. Ces informations ont par conséquent pour but de permettre à chacun de se rendre compte de la complexité d’une situation à laquelle il a tenté d’apporter la meilleure des solutions possible, en fonction des nombreux paramètres dont il a dû tenir compte. Conseil municipal |